GV-LEx, Geste et Voix pour une Lecture Expressive
Le projet GV-LEx se trouve à l’intersection entre deux domaines d’étude et deux besoins récurrents dans notre société :
- d’un côté, on constate actuellement la montée en puissance de robots, humanoïdes ou non, destinés à avoir un rôle social (éducation et occupation d’enfants, animation, etc.) ou d’assistance (aide aux personnes âgées, aux handicapés, etc.). Ces robots disposent d’une mobilité et d’une capacité d’adaptation de plus en plus grande et peuvent commencer à réellement interagir avec leur environnement mais manquent de l’expressivité nécessaire à une interaction plus profonde, en particulier auprès des enfants.
- de l’autre côté, la synthèse de la parole est de plus en plus utilisée dans des contextes d’accès à l’information (lecture de mails par téléphone, etc.) ou d’assistance (lecture pour malvoyants, etc.). Les performances des outils de synthèse vocale sont suffisantes pour beaucoup de tâches mais, là aussi, l’expressivité est insuffisante pour permettre un rendu suffisamment agréable et convaincant d’une lecture.
L’idée centrale de GV-LEx est de doter un robot de la capacité à effectuer une lecture agréable, avec des capacités d’expressivité basées à la fois sur la voix et la gestuelle. Un tel robot aurait une vertu pédagogique importante auprès des enfants et auprès des adultes, en particulier les malvoyants qui ne peuvent pas lire de près, mais pourraient voir les gestes d’un robot.
Objectifs généraux du projet :
- Doter un être artificiel d’une capacité de lecture expressive :
- Modéliser l’expressivité dans une lecture
- Reconnaitre automatiquement dans un texte l’expression à mettre
- Synthétiser une voix expressive
- Synthétiser une voix expressive
- Fusionner la voix et le geste
- Implanter le tout sur un avatar ou un robot humanoïde
- Evaluer l’expressivité auprès d’enfants
- Effets de bord :
- Mettre à la disposition de la communauté des corpus annotés
- Mettre au point un format pour l’annotation « émotive » (BML,…)
- Finalisation du projet : décembre 2011.
